Je peux vous appeler Robert ? Mais je continuerais à vous vouvoyez, si vous le permettez aussi.
J’ai dévoré “A l’imparfait de l’objectif” et je voulais vous en toucher deux mots pour vous dire tout le bien que j’en pense. De toute façon, j’écris rarement pour dire du mal des gens. Mais là, pardon ! Quelle leçon de gentillesse, d’humilité, de détachement, d’ouverture des mirettes. Et tous azimuths avec ça. Dans mes liens, je renvoie sur Arnold Newman en disant que quand je serais grand, je voudrais être lui, mais finalement un peu vous aussi. Si vous le permettez encore.
Tiens, pour vous dire où on en est, voici le fameux Bon Coin. Vous vous rappellez ? Saint-Denis, le canal, les mômes qui ramassent le charbon… Mais il faut que j’y retourne pour rafraichir mes souvenirs : la dernière fois que j’y suis passé avec mes garçons, je ne l’ai pas retrouvé. J’ai eu un moment d’angoisse…
Et puis j’ai retrouvé le conteur de Saint-Denis. Alain Jossel je crois Gaussel. C’était au Parc des Chantereines à Villeneuve-la-Garenne. Eh bien figurez-vous qu’il continuait à faire rêver les enfants avec ses histoires. J’en ai vu plein autour de lui, de tous les âges, de toutes les couleurs, les yeux brillants et les oreilles grandes ouvertes à l’écouter. Ah, ça vous aurait plû. Mais il y a longtemps que je ne l’ai pas revu, j’ai un peu peur.
Bref, votre livre. C’est une agréable promenade au bras d’une jolie fille, un verre de vin frais sous les tilleuls, un morceau de tarte aux quetschs (comme celle de ma mère par exemple). Ça donne envie d’aller user ses semelles sur le bitume de Paname, d’ouvrir les portes des courts, de s’asseoir aux terrasses des petits bistrots. Ça donne envie, mais ça ne donne pas le temps. A propos du temps, il fait vachement beau aujourd’hui…



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