29
Oct
08

cher Monsieur Doisneau…

le fameux bon coin

le fameux bon coin

Je peux vous appeler Robert ? Mais je continuerais à vous vouvoyez, si vous le permettez aussi.

J’ai dévoré « A l’imparfait de l’objectif » et je voulais vous en toucher deux mots pour vous dire tout le bien que j’en pense. De toute façon, j’écris rarement pour dire du mal des gens. Mais là, pardon ! Quelle leçon de gentillesse, d’humilité, de détachement, d’ouverture des mirettes. Et tous azimuths avec ça. Dans mes liens, je renvoie sur Arnold Newman en disant que quand je serais grand, je voudrais être lui, mais finalement un peu vous aussi. Si vous le permettez encore.

Tiens, pour vous dire où on en est, voici le fameux Bon Coin. Vous vous rappellez ? Saint-Denis, le canal, les mômes qui ramassent le charbon… Mais il faut que j’y retourne pour rafraichir mes souvenirs : la dernière fois que j’y suis passé avec mes garçons, je ne l’ai pas retrouvé. J’ai eu un moment d’angoisse…

Et puis j’ai retrouvé le conteur de Saint-Denis. Alain Jossel je crois Gaussel. C’était au Parc des Chantereines à Villeneuve-la-Garenne. Eh bien figurez-vous qu’il continuait à faire rêver les enfants avec ses histoires. J’en ai vu plein autour de lui, de tous les âges, de toutes les couleurs, les yeux brillants et les oreilles grandes ouvertes à l’écouter. Ah, ça vous aurait plû. Mais il y a longtemps que je ne l’ai pas revu, j’ai un peu peur.

Bref, votre livre. C’est une agréable promenade au bras d’une jolie fille, un verre de vin frais sous les tilleuls, un morceau de tarte aux quetschs (comme celle de ma mère par exemple). Ça donne envie d’aller user ses semelles sur le bitume de Paname, d’ouvrir les portes des courts, de s’asseoir aux terrasses des petits bistrots. Ça donne envie, mais ça ne donne pas le temps. A propos du temps, il fait vachement beau aujourd’hui…

16
Oct
08

tous pareils, tous différents

Ça c’est un travail qui me plait. Ari Versluis, photographe et stylist Ellie Uyttenbroek, styliste, se sont intéressé à leurs contemporains pour en tirer des portraits en séries. Ça peut donner le tournis, mais ça en devient drôle, c’est frais et léger. Et puis c’est un énorme travail technique que je tiens ici à mettre en valeur. Voila.

14
Oct
08

l’argentique c’est fantastique

Mon pépé, Léon, allait chercher ses légumes dans son jardin, les épluchait en regardant par la fenêtre, mettait sa soupe sur un coin de son poêle et lui laissait le temps de cuire doucement doucement. Il était content de voir qu’il pleuvait parce que ça donnait de l’eau à ses fleurs, il était aussi content du soleil du matin parce que ça faisait pousser ses fleurs.

Mon pépé, Léon, a aussi dans sa prime jeunesse fait des photos. Du noir et blanc. Faut dire qu’à l’époque, la couleur n’était pas vraiment… développée. Alors doucement, sans se presser, Léon cadrait, regardait le soleil, attendait les nuages et, hop !, un petit vingtième de seconde plus tard, la photo était (peut-être) dans son lourd appareil 6×9. Après, il fallait développer la plaque de verre, mais doucement parce que c’était fragile. Une petite feuille de papier dans le châssis, le négatif par dessus, et puis attendre que le papier noircisse au soleil, pour pouvoir enfin être content ou déçu de son travail.
Aujourd’hui, tout va vite et s’accélère encore. Les pixels sont de plus en plus nombreux, on photographie au 8000e de seconde, et on transmet à Murmansk ou à Jo’burg quelques minutes plus tard.

Moi, le samedi soir, j’accroche mes tirages barytés sur ma corde à linge pour les laisser s’égoutter doucement et quand je me lève le lendemain, je les humidifie au dos, je les coince entre deux grosses planches de bois avec un pack d’eau dessus, et je pose tout ça sur ma chaudière (genre 30°). Le lendemain encore, je prend un café avec un peu de lait, je me mets dans un fauteuil et je regarde le résultat. Alors seulement je suis content ou déçu de mon travail.

13
Oct
08

une certaine idée de la france

L'escargot le plus rapide du monde ©bruno jans

Ce n’est pas moi qui l’ai dit, mais des gens comme vous (pas comme moi, ça va pas non ??!!??🙂. Et des fois je me dis qu’ils n’ont peut-être pas tort. Malheureusement.

En même temps, les temps qui courent me font penser que c’est peut-être pas si mal que ça d’être un gastéropode. Au moins, lui, il a une maison sur le dos, pas des cartons. Il n’est pas difficile sur la nourriture non plus.

13
Oct
08

Maman, j’ai un WordPress !!!

Je n’ai pas grand mérite parce que c’est d’une simplicité enfantine, mais ça fait plaisir quand même. Je suis sur le oueb donc j’existe aux yeux du monde. C’est sans prétention, c’est juste évident puisque vous me lisez.

« I am the king of my blooooooooog !!! »

Les photographes (ceux qui vivent de l’image, ceux qui vivotent de la photographie, et ceux qui l’aiment juste comme ça) ont tous ou presque droit à mon estime. Je pourrais aussi, je dois même, parler des tireurs, les hommes de l’ombre, ceux sans qui la plus belle des images n’est qu’un tas de sels d’argent sur du plastique. Ceux qui donnent des couleurs au noir&blanc.